Addenda à « Le Slip »

Malgré tout le soin apporté à l’énumération précise des concepts anthropo-philosophiques indissociables du slip, il en est un qui s’était si bien retranché derrière un mutisme de mauvais aloi (car indigne de sa transcendance allusive), que je n’ai pu le forcer à venir présenter ses hommages qu’il y a peu.
Il s’agit pourtant d’un concept d’une importance toute particulière puisqu’il me permet d’élargir le champ de la réflexion à de nouvelles interrogations. Nommons-le tout net : il s’agit de la fête. Et c’est pourquoi ce chapitre s’intitulera slip et festivité.
Dans notre élan premier, qui devait nous conduire à sauter avec succès les deux jambes simultanément dans un slip, nous avons oublié de parler de la bien connue « fête du slip ». En passant, je profite de ce rappel concernant le saut dans le slip pour préciser que les formes bâtardes de sauts, celles qui voient arriver les deux jambes dans la même jambe de slip ou dans 2 slips différents, constituent des échecs retentissants qui ne font rire que les pourvoyeurs de matières (à poilades) grasses de vidéo-gag. Quant à ceux qui sautent dans leur « culotte à l’envers », je n’en parle même pas car il paraît que c’est mauvais pour mon système cardio-vasculaire.
La fête du slip nourrit les fantasmes les plus divers. A ce titre, évitons de plonger tête baissée dans les portes ouvertes des pièges tendus sur la fosse aux traquenards. Vitesse et précipitation point ne devons confondre, car patience passe science. Donc, festivité, ô festivité, chantons combien le slip te sied, mais sachons bannir de nos coeurs tout ce qui outre la pudeur.
Disons-le tout brut (avant de passer au tout net après déduction des nuances qui s’imposent), le slip est un attribut festif qui distingue imparablement le vrai fêtard du showman de seconde zone qui ne vient à la fête que par amour de lui-même.
En effet, observons deux hommes du menu peuple, voir figures 1 et 2. Ah non, pas ceux-là s’il vous plaît, ils sont beaucoup trop vieux, c’est un coup à faire fuir le lectorat ça. Mettez-moi des jeunes, bordel de Lui ! Bien, observons ces deux hommes. Rien ne les distingue à première vue. Et pourtant, un coup d’oeil attentif et exercé là où il faut nous apprend que, si le premier est vêtu d’un slip, le second est vêtu d’un caleçon. Question : qui est le plus festif des deux ?
Et bien, à cela je réponds sans détours, « c’est l’homme au slip » !! La preuve nous en est fournie par cette vidéo, voir média 3, prise au moment de la fête le plus chaud. Vous le voyez comme moi, c’est l’homme au slip qui fait preuve d’une vraie festivité. Le responsable « montage » de la vidéo sera viré pour avoir oublié les petits pixels aux endroits dont la morale réprouve l’ostension en dehors des liens sacrés du mariage.
Pour nos amis aveugles dont les chiens-guides nous lisent par milliers (hé ho, restez, ne jappez pas, huhuhu), décrivons la scène en en tirant tout ensemble la signifiance éclairante : tandis que l’homme au slip fait montre (au milieu à droite) d’une relation fusionnelle à la festivité en adoptant l’attitude-type de l’homme qui aime la fête pour la fête (nu sur une table, il danse en agitant son slip au-dessus de la tête, abdiquant par là toute velléité auto-centrée au bénéfice de la fête), l’homme au caleçon se pavane en caleçon (devant à gauche), en roulant des hanches avec malignité devant un parterre de demoiselles aux regards réprobateurs, dans l’attitude-type cette fois de l’homme qui aime la fête pour lui-même. Pour se montrer. Pour emballer de la gueuze comme il dit vulgairement à ses potes eux aussi adeptes du caleçon honteux.
La démonstration en est fête (ce calembour vous est offert, mais vous pouvez le refuser), le concept de festivité n’est bien servi que par le slip. Vous me direz, « où est passée la partie plus nuancée disons-le tout net qui nous était promise ? » Elle ne viendra jamais, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de nuances à apporter !
Prenons à présent l’entière mesure de l’incroyable apport de la festivité à l’étude du slip en concluant de manière globale, à la fois sur l’étude première et sur l’addenda présent :
Si le slip présente comme caractère premier de distinguer l’homme de la bête, amusons-nous de constater qu’il confond l’homme avec la fête. Ou comment une différence d’une lettre peut renverser une conclusion…
Et pour terminer, afin que nous prolongions chacun de notre côté la réflexion par nous-même, quelques vieux proverbes et maximes :
¤_ « Toi et moi dans le même bermuda, c’est l’amour. Mais toi et moi dans le même slip, c’est encore mieux que ça. »
¤_ « Sans alcool, ta fête est plus folle ; mais sans slip, tu vas au casse-pipe. »
Et n’oublions pas : vae victis. Tant pis pour nos amis caleçonneux.
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Un commentaire pour Addenda à « Le Slip »

  1. Jihane dit :

    Je viens de le relire. Et j\’ai huhulé de rire. Preuve s\’il en est que le slip, c\’est comme le jambon. Il se bonifie aussi avec l\’âge (à condition d\’aérer la cave!!).

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