Blunt force trauma with fleeting fragmentations (in a few breaths).

Pressé passe l’horizon, en boucle autour de mon pivot,
Tout en dévissant son ciel maussade pour aspirer les étoiles
Et l’expansion universelle avec elles
Jusqu’à ce que rien ne subsiste d’autre
Que ce que de mon sommet, sans lever les yeux, je puis voir.

Tout ce qui se perd, se crée, se transforme,
Tout ce qui s’inscrit dans les trames du temps,
Tout ce qui subit, séduit, corrompt ou combat,
Tout ce qui vole de paroles en ce monde,
Et les éclats de ce qu’on grave,
Que tout cela soit à portée
En état de possession, comme mon royaume.

Puis que tout reflue en emportant un nouvel éclat,
Minuscule, invisible, copeau de chair à fantômes,
Un éclat de qui fut au centre de ces terres rassemblées,
De cette moisson du monde,
Un éclat de ce corps après qu’il connut tout.

Quand je serai devenu facultatif,
Subsidiaire et contingent,
Simple synonyme d’âme anonyme,
Peut-être cette dispersion plaidera pour mon passé.
Si je fus en faute d’avoir reçu le poing de la foi,
D’avoir été l’injustice trop fuie,
Ces semailles symboliques seront les muets témoins
De mes aspirations.

Et à toi encore une fois,
La longue ellipse, l’obscur propos…
Une saignée de plus que tu n’as pas à voir,
Si tel est ton désir.

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