A la souris qui dévorait des rêves de chat

Je dors sous le scalpel
Dans cette pénombre où les contrastes opèrent mieux
Aux portes closes du silence
Pinçant les lèvres j’incise
Une impatience d’aube retenue par la hanche
Comme un rêve traversant à petits souffles
Ce théâtre de cire pâle où,
Bras fermés, à demi indécente,
Tu as sans cesse de si ambitieuses scintillances

Tu pourrais haïr ces robes qui te contraignent
A des respirations désaccordées
Et, oui,
Tu peux jalouser
Dans la langue de rosée courant sous les sommeils
Plein de soif et d’éphémère
Le jour qui remonte trempé d’ébène.

En toute naïveté,
Qui devrait promettre le plus ?

[mr:;k] 2011.06

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