Clous posés sur l’écho

(Pour elles, là-haut)

Chaque jour chacun nous recherchons sans voir, ce par quoi tu te manifestes.
La portion perdue qui n’appartient ni aux objets ni aux souvenirs, pas même aux habitudes.
Cette sorte de profondeur, elle taille un tel désert en nos cavernes…

Jamais nous ne sûmes comment appréhender le petit enfer dilué qui devait advenir – on reste démunis : un peu d’or au fond des gravures.

On finit par rouler sous la pierre, avec une main tombée qui tremble dans l’adieu, comme retenant les voix qui prononcent notre nom.
Mais
Le tien est sous les linges humides, sous l’inquantifiable révolte qui pique de seconde en seconde comme une folie douce-amère.
Nous cherchons sans comprendre à rejoindre le tremblement qui a passé, et qui nous a laissés ivres – de cette ivresse de même sang ;
Titubant, croyant pourtant,
Puisqu’en ce monde encore nous allons, de nos pas tout encombrés d’ombres,
Notre matière, pleine de vide, et nos têtes, si pleines de manque.

[mr:;k] 2011.07

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