Au gré de quelques ailes mélangées

(Partir de nuit, lèvres pincées, pour te trouver sur terre)

A travers la cornée, le trait d’un mont lointain
Vers lequel marcher sur la douceur des vins
Plantes contre plantes
Cœur ouvert et terre ferme
Où la fougère nourrie de cendres
Forme pieusement le cercle

Maigres insolations et pâle peau de crâne
Sous la cisaille des vents retardés par mon souffle
Je triche avec les voix de ton chemin nocturne
Et voici, saugrenues, comme déjà enfuies,
Les balises minuscules d’août intimidé

Un vœu de cire et puis j’emporte
Les contrepoids de tant de pendules
Grand-Mère dort qui ne les veille plus
Le temps les vole, même immobiles
Au dernier que tu perds
Tu ne te réveilles plus

[mr:;k] 2011.08

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