Plastique, carton, verre, amour

Tes pensées se décousaient dans l’air cuivré du salon
– Je passais la main dans tes mèches
En triant le sombre et le pâle –
Le temps passa ainsi. Et maintenant…

Tu t’évertues à trouver tragique quiconque
Termine ses propos par des poings
Et tu auras raison.

Si je n’étais si maladroit je mettrais mon orgueil
Coupé à tes pieds, copeaux de velours,
Sous tes pas d’ici à là.
Regarde, tant que tu marches,
Ne suis-je pas magnifique, ombre parmi les ombres,
Une aveugle magie au fond d’un chapeau noir ?…

Et maintenant que j’ai disparu,
Prends ma main et tire-moi du reflet
De tes souvenirs
Pour m’émietter dans les nulle-part
Où je n’en pouvais plus de te guetter.

A toi modestement,
Le vieil épouvantail statique
Qui n’a jamais supporté son ombre.

[mr:;k] 2011.09

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