La ruée vers rien

Il n’est pas nécessaire de lutter contre la nuit
Pas plus que pour elle
Tu disais cela comme on rapporte
Un os tout propre à un chien sans gueule

Dans l’épaisseur vivante des murs penchés sur toi
Que d’yeux pour te regarder déclamer
A bras-le-corps ce genre de silences
Trop compliqués

Pourtant la nuit se perd, se joue d’elle-même
Dans l’opulence des sourires pincés, des ongles blancs, des voix de santal
Tu me sidères quand tu montres à quel point
Tu peux ne pas être là
Dans ces vastes quantités d’espace
Sans but ni lien, juste ta comptine
Dite à mi-voix, corde au cou
Je suis la désuète
Le désarroi
Le désir hué
Tu es bien joli mais
Noli me tangere…
Quand je bascule dans le vide
Inoffensif.

[mr:;k] 2012.02

Publicités
Cet article a été publié dans Verso. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s