Faille cardinale, côte 120

Avec tes yeux comme le bout du tunnel
Tes mains et tes rires posés en conque sur l’instant
Quand reviens-tu ?
Avec ta voix de bonne fée et de clarté en mitraille
Sous cette agilité d’enfant et de robe en berceau
Quand reviens-tu ?
Le soir dans le bouillon des lunes un salut aux lèvres
Pour une tasse tiédie au regard du sommeil
Quand reviens-tu ?
De l’acide vallée des douleurs
De cette indolence tachée par les minuits
Quand reviens-tu ?
Et de ce vagabondage vers les profonds
De ces frissons griffés à même la peau des non-dits
Que retiens-tu ?

Vois-tu ce silence qui fait le tour des souvenirs ?
Nous sommes juste derrière, si tu pouvais
Franchir la porte à contre-feux, une seule fois
Revenir.

[mr:;k] 2012.07

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