Un pont trop loin

Broche brillante en travers de la gorge,
Tu passes le pont de singe et ses fils mouillés
Où se décompose la lumière
Où la chaleur du soleil se cogne et s’assomme
Où mes lèvres goûtent la rouille, le métal écaillé.
Ma main se pose et mon pied s’engage,
Las,
La tresse des câbles blanchit soudainement
Elle ondoie et cascade dans le ciel du ravin
Elle claque ses prières, elle cingle ses refus,
Elle se tend et se tord et se rompt
Pour se répandre sur l’épaule des parois.
Et je reste à te regarder, de l’autre côté,
A un cheveu de toi,
Avant de m’en aller
En te longeant par-delà
Cette cassure sans fin.

[mr:;k] 2014.03

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