Là, un épi siégeait parmi les fléaux.

Tu restes dans le feu du soir, un moment,
A compter les serments prêtés
Et les services rendus.
Les lueurs dansantes lacées sur ton corps
Font scintiller le sel des fatigues, mais
Tu piques au sol, de la pointe du pied,
La plainte naissante et l’inquiétude.

C’est que la nuit se moque bien
Des vols de chouettes, des lunes pleines d’effraies,
De leurs bras hérissés de forêts
Ou de la terre qui s’ouvre comme une gueule de sphynge.
C’est que pleurer
Est l’occupation des morts
Ou bien l’atout des menteurs,
Le tarissement des forces…

Toi tu as les doigts sur le soleil
Dès qu’il paraît
Pour sentir la pointe des rayons dire
La promesse des voyages ;
Avant le premier pas du jour,
Inhaler la lumière
Sans le goût des arrières-pensées qui viennent
Quand se forment les ombres.

Et peu importe ce que le temps détourne
Dans ses petits méfaits :
C’est sans gravité.
Tu en acceptes la multitude
Non la pesanteur
Non le fardeau,
Si tu te creuses un instant
C’est la certitude de ta forme qui te secourt,
Son évidence.

Il faut sans doute cela pour être dans le confortable,
Pour accueillir sans douleur
La ride que trace le jour nouveau.

[mr:;k]  2011.08/2014.03

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