Atlas descendant d’infinis escaliers

Pendant un instant de bord à bord
Je suis le pourvoyeur d’impasses
La marche trop haute pour le bout de tes ongles
La laideur des refus qui coupent à petites dents
Dans la chair ombreuse
Et l’accalmie des âmes.

Et comment te dire ?

Mon soleil sous les miennes frayeurs
Monstre parfait sur les terres minuscules
Le reflet des cités sur les labours du cœur
Sur la plaine des peaux mortes et des ambitions sèches,
Et quand tout s’évapore tu jettes tes habits
Aux fournaises des villes nues
Aux sabbats de flammes bleues
Tu perçois les chemins qui s’écoulent
Des flancs percés des foules
Tu repousses l’idée que le torrent s’est tu
Et que les pluies exsangues s’étranglent de poussières.

Je frappe sur ces rêves inconfortables trop durs et trop difformes
Bien qu’à me démener souvent je ne parvienne
Qu’à froisser l’heure main contre main
A confondre les pénombres du soir et du matin.
Parfois pourtant
Sur cette voie qui te prolonge je rencontre ton souffle
Et m’endors sans lutter

Lorsqu’il me débarrasse du monde.

[mr:;k] 2011.04/2014.05

Publicités
Cet article, publié dans Verso, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s