Derniers foins pour garnir les fantômes

En dissidence dans le désert
Je bois aux bouches que je crois voir
Les mains éparpillées à manipuler
Des contours depuis long vent soufflés
Et je dis quelle découverte je suis en train de recouvrir
Puisqu’il y a urgence dans cette terre encombrée
A faire des places nettes aux belles brutes
Qu’à ma prière informulée tu prêtes
—–Tes grandes eaux
—–Tes écopes
—–Du vin de lie et de semtex
—–Et ton nom pour détonateur

A la fin des orages
A la lisière du dernier tonnerre
Les volts évanouis du dernier éclair
Crépitent et te renient
Parce que cette ablation
Est une douleur de naissance
De marche reprise
J’emporte un charbon pour la faim
Souligne de suie ma fatigue
Parce qu’on ne cesse jamais de s’affamer
D’ouvrir des mâchoires larges comme
La fin des plaines
Il n’y a pourtant pas de sot amour
Et lorsqu’on a tout glané tout mis
En draps liés pour l’hiver,
Au sol qu’on a quitté, esseulées,
Ne restent que des pierres –
Ne restent que des choses –
Précieuses,
—–Au-delà même
—–Du mot fin

[mr:;k] 2014.05

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