Aux abonnées absentes

Sûre que la taille abrupte du lendemain
Ferait des remparts nets au milieu des poussières
Tu te contentes de regarder tourner les ombres
Les jeux de lumière des colonnades
Jusqu’à ce que le soleil se creuse
Un alibi sous l’horizon

Parfois tu disparais
Derrière quelque vitreuse obscurité
Laisses ta main à tenir
Moins chair abandonnée que miette à picorer
Tu prétextes la fatigue
Comme la bâtisse s’appuie à flanc de carrière
Et tu glisses dans le contentement facile
De nos paumes tièdes

Là sans ambition
Nous gardons à notre tour
Les lignes inertes de ta main
Les traits nets de tes doigts qui plient de sommeil

Et quand tu reviens
Quand tu reviens à toi et
A nous qui n’avons rien touché pas même l’idée que tu respires
Quand tu reviens nous feignons d’être
Dupes
Et de voir germer ces miettes
Sur les marches du temps

[mr:;k] 2014.03/2014.06

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