Frisson magnitude 8 sur l’échelle vermoulue du vieux Richter

S’être méfié des escaliers trop blancs
Vers quelque sommet dégagé
Ou des pierres trop polies
Des murs trop apprêtés
Et des barreaux menant
Aux fenêtres qu’on croit certainement barrées
Être resté mûrir à l’ombre
Du ciel dévêtu piégé sur les épis les colonnes
Et le regard des stèles
Pour se trouver roulant
Au bas de chaque pente
Ballot de cordes et de draps
Chair de fantôme évanouie dans le sel
Mêlée à l’écume
Ombre tombée de la mesa verde
Sueur d’une course broyée entre falaise et marée
Mémoire électrique muette sous l’aiguille des doigts
Une voix traînée à travers chants d’échardes
Cœur posé en offrande au milieu de la cache
Dans la pyramide dans la pyramide dans le labyrinthe
Ermite retiré en son tonneau
Sur le sentier des termites
Grain sur le chemin des meules
Blessure fraîche sur le terrain des meutes
Plainte écrasée entre les mâchoires d’un baiser
Fruit dans la corne des blettes abondances
Une main sur le flanc décrépit d’une amante
N’être que ce quelque chose qui manque d’un cheveu ton épaule
A l’instant où tu te retournes
Et filer droit
Dans les souffles en confusion.

[mr:;k] 2014.03/2014.07

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