Quarante-neuf mille grammes de serment à prise rapide

Trop pris le sentier d’or
La poudre sur les miettes
Tout ce qui part à vau-l’eau
Et s’éteint où tout s’arrête
Les lubies les cœurs calmes
La tempête des mains le vomissement des âmes
Des couteaux dans toutes les pièces
Des boucheries en apex
Éborgnent ébrèchent émoussent égueulent
Ton ombre brûlée grasse de fumée
Dont je trace la réplique dans un rondeau cassé
Toute la furie des magasins de clous
L’euphorie des limailles
De l’asphalte même en draps de lie
Gouffres insupportable de trente centimètres
La maigreur des touches sous la laine épaisse du parfum
Vaines, vides et fates rêveries aux douces dégaines
Couronner l’ombre de vapeurs d’eau de buées de brumes de bromures
Carburer aux ventricules
Feu grégeois nourri roulant courant dans la paille
Dans le fracas des coques des cassures des accrocs des désaccords
Des crashes tronche sur roche
Des alcools de fond de placard dans des verres tiédasses
Des lampées à même les plaies, des rasades abouchées aux rasoirs
Et l’ombre gagne, l’ombre
Répandue à n’en plus voir l’origine
Quand tout se confond, que dormir sécrète la chute des veilles
Dans ta sphère électrique cramer au fond des trous
Sur les brûleurs à gaz les pétroles lampants
Les naphtes les poix les résines
Les poumons bitumeux
S’avancer dans l’inflammable crépuscule
Au travers des vœux pieux traquenards et tendresses en sous-texte
Prédire du soleil, oh du soleil
A se brûler irresponsable
En flèche dans les flammes
Tous feux conscients éteints
Une pellicule à vif, rouge des brûlots cendre des bûchers
Arraché de toutes parts par cette joie inexcusable
Impardonnable
Cette faiblesse à tout donner
Cette faiblesse comme le sourire ouvert du cercueil
A n’y rien comprendre seulement l’évidence du sol qui nous recueille
Du sol d’où l’on se relève
Encore, dans la fraîcheur dans le crissement des peurs pulvérisées
Pour tout reconstruire
Jusqu’aux lumières
Jusqu’aux lumières en marche cœur et cornée
Remonter ce cri dans les trachées du monde
Et hurlés à nouveau s’étourdir l’un de l’autre
Résonner jusqu’aux confins des plus durs mirages
Jusqu’aux franges où commencent tes pénombres mais un souffle devant
La limite
Ton écho époumoné à l’infini
Par les forêts, debout,
Des milliards d’aiguilles et en mon corps une seule
Lumière !

[mr:;k] 2014.10

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