Déambulation à bride abattue

C’est là, c’est tout comme
C’est tout contre mes doigts…
Je tiens ce rêve élastique que j’étire
Avec de plus en plus d’efforts
Jusqu’à la rupture.
Un dernier mot de pure forme, singeant ta silhouette,
Mais que tu ne sauras pas être le dernier
Puis je tends du noir cursif pour relier
Le désir et le déni
Je dépolis nos vitrages communs
Passe l’ongle dans le pré salé de tes joues
Récolte l’ombre dans ton regard
Fixe le clown désertique
Assis sur son désert et qui parle
De tes pieds de biche pour forcer les rires
De la bergère crosse épaulée et de la mise en joug
Je manie un fouet de cuisinier
Maintiens l’illusion d’émulsion
Mais lorsque tu passes je ne reflète plus rien
Ni ne renvoie son
Qui n’ait payé son écot
Parce qu’il faut en découdre, Chimère,
Avec les fils insupportables qui n’affectent que soi.

[mr:;k]  2014.05

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